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dimanche 3 juin 2012

Les bulles de Claire Castillon




Résumé : La femme indécise:"Je ne sais pas lequel choisir. Lawrence me fait jouir, Sven me fait rire et Jean-Pierre me fait braire."
L'épouse confiante:
"Il ne me touche pas depuis des années, alors je ne vois pas pourquoi il me tromperait."
La mère absolue:
"Nous nous sommes beaucoup ennuyés en attendant la naissance du premier. Si nous avions osé, nous l'aurions conçu avant de nous rencontrer afin de ne jamais nous retrouver en tête à tête."
L'autocentrée:
"J'ai proposé un voyage en Sicile, mais Etna lui fait penser à ethnie, et ça la gêne."
L'exploratrice:
"Ca ne vous fait pas peur ce continent noir, vous qui êtes si rousse?"

Leurs habitudes en bouclier, leurs certitudes en lunettes noires, leur mauvaise foi en parachute et leur folie douce en étendard, les personnages des nouvelles de Claire Castillon semblent avoir pris un sacré coup sur la cafetière. Et pourtant, à y regarder de plus près, ils nous font penser à quelqu'un. Nous, bien sûr ! Rire de leur folie, n'est-ce pas rire par avance de celle qui nous guette si nous n'y prenons pas garde ?

Mon avis : Je n'ai pas beaucoup apprécié cette lecture. Chaque chapitre parle d'une personne, de son monde, de sa petite vie en gros de sa bulle. On trouve ici 38 nouvelles toutes très courte qui nous expose des thèmes différents (l'amour, la maternité, le travail, l'argent ...). L'ensemble de ces nouvelles est tout de même assez ennuyeux et noir. 

jeudi 5 avril 2012

Comme un père de Laurence Tardieu





Résumé : Par un hasard douloureux de la vie, Louise, à vingt-cinq ans, perd sa mère et retrouve son père. Emprisonné depuis vingt ans, celui-ci demande l'hospitalité à sa fille avant de recommencer une nouvelle vie. Louise accepte, dans le déchirement et la culpabilité. Pendant cinq jours, le père et la fille vont tenter de vivre ensemble. Enfermée dans son hostilité, Louise découvre cette partie d'elle-même qu'elle a toujours niée. Mais ce subit retour du passé est le prix qu'elle doit payer pour aller de l'avant.

Mon avis : Ce livre est une petite perle, un petit bijoux. J'ai adoré. "Comme un père" c'est un peu plus de 100 pages d'émotion. Louise doit héberger son père, qu'elle n'a vu que trois fois dans sa vie, car il n'a aucun endroit où aller à la sortie de prison. Le style d'écriture est tout à fait touchant. Les retrouvailles entre Louise et François, son père, sont très difficiles, aucun lien ne les lie l'apprivoisement est difficile. On remarque tout de même quelques points communs comme des mimiques quand ils penchent leur têtes, l'amour pour la musique de Satie ou encore l'attirance pour les pâtisseries. Louise n'accepte pas la venue de cet homme dans sa vie, si bien qu'elle voudra le rejeter. Dans ce petit roman Laurence Tardieu alterne des moments où Louise nous raconte son histoire à la première personne avec des passages où c'est l'auteur elle-même qui raconte ce que vit Louise. J'ai beaucoup aimé cette alternance car elle rend le ton du roman encore plus juste. Je vous conseille cette lecture, en plus même si vous n'appréciez pas autant que moi il ne vous prendra que quelques heures de votre temps car il se lit très rapidement. 

"On avance ensemble quelques semaines, quelques mois, quelques années. Un jour on se quitte. L'autre emporte ce qui lui appartenait, photos, casseroles, chemises. De lui il ne reste rien, sauf des souvenirs. Mais les souvenirs, ça glisse, çà s'égrène, çà tourbillonne... ça finit par s'imaginer... Jusqu'à ce qu'un matin 'autre n'ait jamais existé"

mardi 31 janvier 2012

Le coeur régulier d'Olivier Adam



"Personne n’a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seulement, à certaines périodes de votre vie, ça devient juste impossible."



Résumé : "Vu de loin on ne voit rien", disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là "si parfaite". Le cœur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls.
Mon avis :  

Ce livre est un petit bijou, un petit chef d’œuvre et un grand coup de cœur pour moi.  Tout d'abord j'ai bien aimé qu'il y ait une alternance entre ce que raconte Sarah de son passé, de sa vie avec Nathan et de ce qu'elle ressent au Japon. J'avais l'impression de sentir le vent, l'odeur du sel et du saké, de voir les falaises et les temples. C'est dès le début du livre qu'on découvre que ces falaises sont un lieu où beaucoup de personnes se suicident, Sarah tente de comprendre pourquoi Nathan son frère avait trouvé la paix ici. Au Japon elle rencontre Natsume (un ancien flic) que l'on nomme le Sauveur, on apprend que Nathan s'était lié d'amitié avec lui. Chaque personnage est intéressant et délicat. L'écriture d'Olivier Adam est très agréable et pleine de douceur, j'ai été transporté.
Sarah retrace des épisodes de sa vie, de son enfance à son mariage en passant par le jour où elle a appris le décès de son frère. On apprend alors que Sarah et Nathan étaient très liés, une relation forte et sincère depuis leur enfance. On découvre également le mal-être de Nathan, sa colère, ses moments de tendresse alternés par des déprimes et des moments d'ivresse. C'est dans les dernières pages que Sarah réalise qu'elle a abandonné son frère et qu'elle a donc abandonné sa propre personne et son bonheur. Ce que je retiens de ce livre c'est qu'il faut toujours réapprendre à vivre après le décès d'un être cher.

lundi 9 janvier 2012

Je l'aimais d'Anna Gavalda


Auteur : Anna Gavalda est une femme de lettres française, née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt. Trois de ses livres sont devenus des best-sellers : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part s'est vendu à 1 885 000 exemplaires, Je l'aimais à 1 259 000 exemplaires et Ensemble c'est tout à 2 040 000 exemplaires. Elle tient une chronique dans le magazine Elle à propos des livres pour enfants et participe au jury pour le du festival international de la bande dessinée d'Angoulême.

Résumé : A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.



Mon avis : Je n'ai pas été fan, mais tout de même bien aimé ce livre. Le personnage de Pierre, le beau-père de Chloé, m'a beaucoup plu et derrière sa façade d'homme dur et austère on apprend que celui-ci a sacrifié sa véritable histoire d'amour pour ne pas blesser sa femme. On découvre alors l'histoire de Pierre et Mathilde (le véritable amour de sa vie) et que celui-ci aurait pu mener une vie plus heureuse. Ce roman se lit très rapidement, car Gavalda a un style très beau et simple, j'étais entraînée au fil des pages . Au début on déteste presque le personnage d'Adrien qui a abandonner sa femme et ses deux filles mais en fermant ce livre on se dit qu'il n'a pas reproduit la même erreur que son père et a su ne pas être lâche en restant avec Chloé alors qu'il n'y avait plus d'étincelles entre eux deux. Anna Gavalda traite l'Amour et la séparation avec simplicité ce qui fait de ce livre une histoire à lire avec plaisir .



dimanche 8 janvier 2012

Et si c'était vrai... suivi de Vous revoir de Marc Lévy



Auteur :  Auteur de romans populaires, Marc Lévy ne quitte pas le classement des meilleures ventes depuis le débuts des années 2000. Aimant raconter des histoires, Marc Levy se met à l'écriture en amateur. Finalement, il décide d'envoyer son manuscrit à plusieurs éditeurs et ce sont les éditions Robert Laffont qui le contacteront. Son premier roman 'Et si c'était vrai ...' est très bien accueilli par le public et adapté au cinéma en 2005. Depuis, il se consacre à l'écriture et emmène le lecteur dans son univers où tout est possible. 'La Prochaine Fois' paraît en février 2005. En janvier 2006, les ventes de ses cinq livres, toutes éditions et langues confondues, ont dépassé les dix millions d'exemplaires. Ses romans, 'Mes amis, mes amours' et 'Toutes ses choses qu'on ne s'est pas dites' sont venus confirmer cet engouement pour cet auteur.


Résumé:  Lauren est dans le coma, c'est indéniable. Mais elle est aussi dans le placard d'Arthur, un peu comme un fantôme, cela est tout aussi indéniable... Arthur, en tout cas, est bien obligé de l'admettre : il la voit, l'entend, la comprend et finit même par l'aimer. Mais que peut-on espérer d'un fantôme que l'on est le seul à distinguer ? On ne tombe pas amoureux d'un mirage, on ne force pas son meilleur ami à dérober une ambulance pour kidnapper un corps dans le coma, on ne ment pas à la police pour sauver une ombre, et pourtant... Marc Lévy signe ici un premier roman particulièrement grisant, qui s'amuse du lecteur et de ses certitudes, toujours avec légèreté : comme Arthur, on se laisse prendre au jeu de Lauren, et comme lui, on finit par se dire, entre deux rebondissements : Et si c'était vrai....


Mon avis :
« Nous avons vécu le début d’une histoire, elle était comme une promesse que la vie n’a pas tenue; moi je tiens toujours mes promesses. » – Arthur


Cette histoire a réellement un sens pour moi, beaucoup de gens critiquent  le style de Lévy ou encore de Musso, et parlent de ce roman comme "bien pour passer le temps" , personnellement je suis restée accroché aux pages et j'ai du vite piqué "Vous revoir" à ma soeur pour connaitre la suite de "Et si c'était vrai". J'ai trouvé les personnages attachants, j'avais de la peine pour Lauren, j'espérais qu'Arthur trouve une solution, et je me persuadais que leur histoire d'amour pouvait marcher. On découvre tout ce qu'Arthur est prêt à faire par amour et çà nous touche. Même si l'histoire parait complètement irréaliste elle est marquante. La seconde partie "Vous revoir" m'a un peu moins marqué que la première mais m'a quand même beaucoup plu. C'était un vrai plaisir de retrouver ces personnages, et tout comme le premier tome j'ai dévoré le second  en un peu plus d'une journée. En conclusion cette histoire d'amour est à la fois tragique et magique où l'amour irréel et impossible se transforme en conte de fée. Il faut croire en l'amour, car l'amour croit toujours en nous . 

lundi 2 janvier 2012

La part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schmitt




Auteur : Éric-Emmanuel Schmitt est un dramaturge, nouvelliste, romancier et réalisateur franco-belge. Il est né le 28 mars 1960 à Sainte-Foy-lès-Lyon dans le département du Rhône (France).Schmitt enseigne un an au lycée militaire de Saint-Cyr pendant son service militaire, puis trois ans à Cherbourg et à l'université de Chambéry.Schmitt est un des auteurs francophones contemporains les plus lus et les plus représentés au monde. Il a été traduit en 40 langues et joué dans plus de 50 pays.

Résumé : 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde..."



Mon avis : 

Je me souviens très bien de ce livre alors que j'ai du le lire en première (je suis en bac+2), preuve que je l'avais totalement adoré. Le fait de lire la vraie histoire d'Hitler et donc de développer mes connaissances et en parallèle de découvrir ce qu'aurait pu devenir ce personnage m'a beaucoup plu. Eric Emmanuel Schmitt a un style très accessible, j'avais peur d'avoir à faire à un roman trop compliqué et trop "historique" (quand nous étions dans les parties sur le vrai Hitler) mais au final pas du tout, E-E. Schmitt a une très belle plume, et les 500 pages se lisent très vite. On se surprend à apprécier ce personnage s'il avait été accepté à l'École des beaux-arts, et on méprise la vraie personne que nous connaissons. C'est un roman très audacieux, qui m'a permis de réfléchir, d'apprendre des choses et de me dire que dans la vie un simple événement peut tout chambouler.