mardi 31 janvier 2012

Le coeur régulier d'Olivier Adam



"Personne n’a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seulement, à certaines périodes de votre vie, ça devient juste impossible."



Résumé : "Vu de loin on ne voit rien", disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là "si parfaite". Le cœur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls.
Mon avis :  

Ce livre est un petit bijou, un petit chef d’œuvre et un grand coup de cœur pour moi.  Tout d'abord j'ai bien aimé qu'il y ait une alternance entre ce que raconte Sarah de son passé, de sa vie avec Nathan et de ce qu'elle ressent au Japon. J'avais l'impression de sentir le vent, l'odeur du sel et du saké, de voir les falaises et les temples. C'est dès le début du livre qu'on découvre que ces falaises sont un lieu où beaucoup de personnes se suicident, Sarah tente de comprendre pourquoi Nathan son frère avait trouvé la paix ici. Au Japon elle rencontre Natsume (un ancien flic) que l'on nomme le Sauveur, on apprend que Nathan s'était lié d'amitié avec lui. Chaque personnage est intéressant et délicat. L'écriture d'Olivier Adam est très agréable et pleine de douceur, j'ai été transporté.
Sarah retrace des épisodes de sa vie, de son enfance à son mariage en passant par le jour où elle a appris le décès de son frère. On apprend alors que Sarah et Nathan étaient très liés, une relation forte et sincère depuis leur enfance. On découvre également le mal-être de Nathan, sa colère, ses moments de tendresse alternés par des déprimes et des moments d'ivresse. C'est dans les dernières pages que Sarah réalise qu'elle a abandonné son frère et qu'elle a donc abandonné sa propre personne et son bonheur. Ce que je retiens de ce livre c'est qu'il faut toujours réapprendre à vivre après le décès d'un être cher.

mercredi 25 janvier 2012

Tartarin de Tarascon d'Alphonse Daudet



"Il est temps de s'entendre une fois pour toutes sur cette réputation de menteurs que les gens du Nord ont faite aux Méridionaux. Il n'y a pas de menteurs dans le Midi, pas plus qu'à Marseille qu'à Nimes, qu'à Toulouse, qu'à Tarascon. L'homme du Midi ne ment pas, il se trompe. Il ne dit pas toujours la vérité, mais il croit la dire... Son mensonge à lui, ce n'est pas du mensonge, c'est une espèce de mirage..."

Résumé : A Tarascon, Tartarin raconte partout qu'il est le plus grand chasseur. Pour raconter, ça, il raconte beaucoup, et pour expliquer, ça, il explique ! Mais les gens de Tarascon, eux, voudraient bien voir des preuves de son héroïsme... Alors, à force de le dire, Tartarin de Tarascon est bien obligé de partir... en Afrique, au pays des lions !


Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce petit livre d'Alphonse Daudet ! Tartarin est un personnage naïf qui n'arrête pas de se faire berner et c'est ce qui le rend attendrissant . Au début j'ai lu ce livre sur conseil de ma grand-mère, car mes arrières-grands-parents sont nés à Tarascon. La première partie du livre se déroule à Tarascon même, on découvre que Tartarin est un chasseur (de casquette) réputé, chaque jour il est prêt à se défendre contre d'éventuelles attaques, oui mais voilà à Tarascon il ne se passe pas grand chose. Lors de son voyage en Algérie on rigole de son comportement, il veut chasser le lion , il tombe amoureux d'une Maghrébine (Baia) qui lui fait croire qu'elle ne sait pas parler un mot de français, un soi-disant ami lui vole tout son argent. Il n'y a pas de grandes actions, mais cela ne rend pas le roman ennuyeux, au contraire Tartarin m'a plu par sa naïveté et sa maladresse. De plus Daudet a une belle écriture, ce fut une lecture agréable.

mardi 24 janvier 2012

La nuit du renard de Mary Higgins Clark



Résumé : Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l'enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d'un autre ? Une course contre la montre s'est engagée...

Mon avis : C'est le premier Higgins Clark que j'ai lu , une maman d'une amie me l'avait prêté pour me faire découvrir cet auteur. Ce policier m'avait plu, l'intrigue est très intéressante et le personnage d'Arty (le meurtrier) est très repoussant. Cependant certains petits détails m'ont énervé car ils rendaient l'histoire impossible, par exemple quand Le Renard (Arty) transporte l'enfant, Neil, dans les sous-sol de la guerre dans un sac de toile en pleines journée , comment les gens ne se rendent ils pas compte ? A part çà l'intrigue est très bien ficelée chaque personnage a son importance, on découvre que Le Renard avait été attiré par chaque femme qu'il a assassiné, et qu'il les a étranglé seulement parce que celles-ci l'avaient repoussé .. C'est un bon policier avec du suspense mais parfois je trouve que Higgins Clark va trop loin, ce qui rend ses histoires presque impossible ...

samedi 21 janvier 2012

La clinique du docteur H de Mary Higgins Clark



Résumé :  Katie DeMaio, jeune adjointe du substitut d’une petite ville du New Jersey est chargée de mener l’enquête sur la mort mystérieuse de Vangie Lewis et de celle d’Edna Burns, secrétaire du docteur Highley. Vangie était enceinte. Y a-t-il un rapport entre ces deux cas ? Le célèbre docteur Highley a la réputation de donner la possibilité à des femmes stériles d’être enceintes. Comment expliquer que Vangie, qui attendait depuis si longtemps son enfant, se soit suicidée ? Personne ne comprend jusqu’à ce que la clinique du docteur H. livre ses sinistres secrets…




Mon avis :  J'ai beaucoup aimé cette lecture . Mary Higgins Clarck a su m'intriguer dès les premières pages. Mais je trouve que vraiment le hasard fait bien les choses : En effet que Vangie soit la voisine de la soeur de Katie, que Katie elle-même soit une patiente du docteur H et qu'elle parle bien à Edna, je trouve que çà fait un peu beaucoup quand même ! Dès les premières pages on connaît le coupable, et pourtant l'intrigue reste là ! Pourquoi le docteur H fait-il çà ? Sur quoi portent ses recherches ? Mary Higgins Clark sait vraiment nous tenir en haleine jusqu'au dénouement. Mais j'ai trouvé que le docteur Highley a beaucoup trop de chance (lors du meurtre d'Edna celle-ci est ivre, le docteur Salem se trouve près d'une fenêtre il n'a qu'à le pousser, Vangie Lewis a des problèmes de couple du coup on soupçonne son mari). Mais je n'irais pas jusqu'à dire que ce roman m'a fait frissonné ou donné des sueurs, j'ai été sensible au sujet abordé mais pas plus. C'est tout de même un roman très captivant, je ne voulais pas le lâcher le soir. Je recommande ce livre à ceux qui aiment le suspense .

jeudi 19 janvier 2012

Le couturier de la mort de Brigitte Aubert


Résumé : Côte d'Azur. Eté 2000. L'agent de police Marcel Blanc et l'équipe ringarde du Capitaine Jeanneaux, dit Jean-Jean, tentent vaguement - le ciel bleu, la mer et le soleil n'incitent guère à faire du zèle - de mettre un peu d'ordre dans la pagaille estivale. Malheureusement pour eux, c'est juste le moment choisi par le Couturier de la mort pour se mettre au travail et jeter dans une poubelle un cadavre pas comme les autres : tête de jeune femme, tronc d'homme adulte, bras de vieillard.
Pour inaugurer cette série inédite, Brigitte Aubert porte l'humour à son apogée afin de mieux nous plonger dans les affres de l'abomination

Mon avis : Cette lecture date de cet été et elle m'avait moyennement plu . Au début je me suis demandée comment l'auteur avait pu avoir des idées aussi morbides... Assembler le corps de plusieurs cadavres c'est juste impensable ! Et pourtant c'est bien l'enquête sur laquelle Jean-Jean travaille. Les crimes sont glauques, si je me souviens bien a un moment il y a un corps d'obèse assembler a celui-ci d'une enfant (?) et il y a même une histoire avec un chien.. Bref l'assassin est vraiment surprenant, mais dans le mauvais sens du terme, il va même jusqu'à mordre des morceaux des cadavres. Quand j'ai découvert qui était l'assassin (nommé "le petite homme") je me suis dit "Bon OK mais pourquoi fait-il çà ? " et  la réponse est plutôt moyenne çà m'a déçue , l'auteur ne s'est pas trop foulée.. De plus ce roman se lit très vite car l'écriture est très saccadée et pauvre en détails. Si vous aimez le glauque vous ne serez pas déçu, mais soyons clair on peut faire du glauque et avoir une belle écriture et des personnages intéressants et là ce n'est pas vraiment le cas...